Y a-t-il plus d’hyperactifs au Québec que dans l’ouest canadien?
Nous réagissons à un article intéressant de Sébastien Ménard paru dans le Journal de Montréal le 14 juin 2011.
On note que le Québec a encore battu son record précédent pour le nombre de prescriptions de Ritalin et d’autres médicaments stimulants contenant du méthylphénidate (nom générique). Curieusement, le Manitoba, l’Alberta et la Colombie-Britannique ont respectivement 3.4 %, 5.7% et 7.0% des prescriptions au pays pour cette molécule, alors que le Québec en a 43.6%! C’est à croire que la nouvelle génération de québécois est anormalement hyperactive, ou bien plutôt que nos voisins de l’ouest ont trouvé d’autres alternatives pour aider les enfants atteints de déficit d’attention et d’hyperactivité.
Nous devrions nous poser une question comme société : si plusieurs de ces enfants vont voir perdurer leurs symptômes de troubles d’attention à l’âge adulte (selon certaines sources jusqu’à 70 % d’entre eux), comment vont-ils pallier à cela dans le futur? Avec du Ritalin ou du Concerta jusqu’à la fin de leurs jours? Jusqu’où tracer la ligne? Comme pharmacienne, je crois qu’il y a plusieurs enfants qui peuvent bénéficier d’une thérapie aux stimulants, mais de la à médicamenter 6 fois plus que dans les autres provinces, on doit conclure que l’on a perdu le contrôle en quelque part.
Il est reconnu de plus en plus que ces troubles peuvent être améliorés de plusieurs façons : sport, milieu de vie stable, routine de vie, professeurs et orthopédagogues qui travaillent en équipe dans les milieux scolaires, alimentation équilibrée exempte d’additifs et de colorants, supplémentation…
Nous continuerons dans ce blog nos observations alimentaires, et espérons fortement que les professionnels de la santé et de l’éducation travailleront de concert afin d’harmoniser les différentes facettes des troubles d’attention.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/education/archives/2011/06/20110614-035228.html.
