La motricité fine faible et les intolérances alimentaires
Certains enfants ont une motricité fine qui est largement en deça des attentes des parents, et ce dès le tout jeune âge. En fait, les tous premiers dessins, ainsi que la prise elle-même du crayon nous renseignent beaucoup sur les problèmes qui viendront à l’âge scolaire. Beaucoup de paramètres peuvent entrer en jeu au niveau des causes, surtout si c’est un problème constant et récurrent, et il serait alors nécessaire que les parents aillent investiguer un peu plus loin, par exemple par une consultation en ergothérapie.
Le lien entre les réactions d’intolérance alimentaire et la faible motricité fine se fait surtout lorsque les dessins, l’écriture sont inconstants d’une journée à l’autre. Je ne parle pas ici de différences mineures, mais plutôt de changements flagrants. Par exemple, un enfant qui réagit à un aliment auquel il est intolérant, pourra signer son nom de façon presqu’illisible, alors qu’il l’aura fait de façon tout à fait normale quelques minutes auparavant. Même chose pour les dessins, qui peuvent avoir comme thème, tout d’un coup, des images plus agressives, avec des couleurs criardes ou très foncées. Dr Doris Rapp, pédiatre et allergologue américaine nous présentent dans ses livres plusieurs exemples de dessins et d’écriture d’enfants tout juste avant, pendant, et après l’introduction d’un allergène. Ces exemples valent mille mots.
Voici un exemple tiré de notre expérience personnelle, considérant que nos enfants réagissent fortement au blé et aux produits laitiers. On voit clairement la différence d’écriture lors d’une journée difficile (réaction d’intolérance), qui contraste avec l’écriture en bas lors d’une journée sans intolérance.

Il faut donc se poser des questions lorsque tout à coup l’écriture change, que s’est-il passé dans les minutes qui ont précédé ce changement, a quoi notre enfant a-t-il été exposé, qu’a-t-il mangé ou bu, a-t-il touché certaines choses en particulier?
